Pour le monde qui change




Dans ce numéro: 

Vingt huitième parution
"Pour le monde qui change"
Dessin et Photo: C.L.M
Editorial: E.A
et (...).
No: 28, Le Havre, France/Septembre 2014
Réalisation: C.L.M & E.A.





©Dessin et photo: C.L.M

                            
« La vieillesse est notre quotidien, seule la jeunesse peut sommeiller en nous ».
C.L.M
(...)


Calligraphe de lacs
Panthéon de mon âme
Souffle de tambour
Et le bal commence

                                             La nuit arrive essoufflée
                                             Le jour la suit à la trace…
les bambins se préparent 
fougueux  comme le jour
dans les couloirs du temps
passe-passe et tour de main
le temps passe... 

                                          Oh! Temps qui trace,
                                         apprends-tu à l'enfant comment farfouiller...?

les vieux racontent l'histoire 
d'une jeunesse qui passe...
Les jours se perdent
avant de se renouveler 
                                           
                               Dent de lait
                              mal de chien



***

Editorial

Pour le vent qui flâne l’arbre se veut un refuge et pour l’oiseau qui plane l’air se révèle une mer de nuages. Pour le labeur l’homme se donne en sacrifice, et pour la force la faiblesse  une mante religieuse. Pour la nuit le jour s’exalte comme une pucelle ce corps de soleil que les yeux mangeront avec hantise…pour l’Histoire le temps écrit et pour elle les êtres fabulent…jeu de jour et de nuit…Pour le cœur qui bat la chamade le souffle galope…pour un puits la soif mord à l’os…l’enfant qui dort est vieux comme le monde…eh ! Mon vieux, la roue que tu vois là : ce sont les ailes de l’avion qui pavane dans l’air…Granchire* déchiré, envolé, la roue l’entaille d’une embrassade en l'incitant à prendre son envol…et comme un oiseau, pour lui aussi, l’air ressemble à une mer de nuages…

Pour le labeur l’homme travaille…seul maître à bord, le pilote de l’avion…pour ce dernier, le pisteur devient si précieux, sinon indispensable...il représente ses yeux, ses ailes, sa sentinelle.
-         comment vas-tu mon ami ?
-         heureux de préparer tes ailes…
-         Heureux, celui qui connaît un réparateur comme je te vois…
-         Pauvre flatteur…
-         Non, flatteur, ça ira !

Le pisteur gesticule et se fatigue avant de transformer son ami conducteur d’oiseaux motorisés en aigle royal, comme à chaque jour…l’histoire commence ici. Ils se sont rendu compte d’une chose essentielle : l’un ne va pas sans l’autre. L’avion avant de s'envoler marche sur la piste comme un enfant qui se tente à la parade avant la fugue…Partir loin, loin, déployer ses propres ailerons, traîner en route comme une rivière scintille à la tendresse du soleil, dans les rondeurs d’une colline…
-         La faiblesse, la mante religieuse, n’est-ce pas ?

Le temps, serviteur de l’histoire, s’incline devant les caprices et la soif d’un enfant, vieux comme le monde…la vie est le labeur à l’enfant…
-         Ah ! Cet enfant…

Reprendre les grimaces du monde ne mène pas loin...ça ne traîne pas haut...pas si haut que ça! il n'y a qu'à l'aile de l'oiseau que le vent conte le secret de l'aventure: une comptine naturelle, à coup de blouffff, vroufffff, wouuhhhh, poufff...ouf!!!

L'avion qui brave l'air n'est qu'un chien, avec des ailes, qui gueule à gorge déployée...il jappe le chien...! Il suit les hommes au bout de la terre...

Pour le monde qui change, l'amour s'éveille...et pour l'amour qui s'éveille l'homme et l'enfant combattent...

E.A/Ruedesrumeurs.




© Tous droits réservés/ruedesrumeurs/Septembre 2014/C.L.M & E.A                                         

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