samedi 24 octobre 2015

L'Arbre musicien (du combattant), Par Ernst Alcéus

Parution Spéciale!

"L'Arbre musicien(du combattant)"
Par Ernst Alcéus
Livre publié par Monpetitediteur.

Réalisation: C.L.M & E.A
Le Havre/France

Remerciements à: Élise Donnet, Pascal Cottin, S.B, C.L.M, B. Khamsa & Mon Petit Éditeur.  


Retrouvez dans ce numéro spécial: Photo et texte (Couv, 1ère/ texte 4ème, Mon Petit Éditeur)/Dessin et Photo, C.L.M/Texte, page 9, 11 et 37 -Chapitre 7- E.A(In L'Arbre musicien(du combattant).




©Photo: Monpetitéditeur.com



Extrait 1: quatrième de couverture!


« Je suis assis sous un arbre musicien sur le quai des mots, au ras de la poussière qui ravale le sol, avec dans sa paume : mon ombre et moi l'un contre l'autre, l'un au pied de l'autre. Je suis un petit soldat. Le soleil n'est pas encore réveillé, pas encore... la nuit brille en son absence. J'ai le ciel, ses bottes pleines d'étoiles pour témoins et des montagnes étincelantes comme des pierres précieuses pour voisines ; mais, sur le quai des mots, nous apprenons encore comment faire briller le soleil en son absence et comment mener la nuit à sa jouissance. Il faut juste prendre le temps de dévorer une à une les étoiles ; tête dans les nuages comme dans un rêve... ».


©Dessin et Photo: C.L.M
Suite (page 11)...

A cet instant, une horde de mots court dans tous les sens dans ma tête, dans mon esprit, puis se mettent au galop tel un troupeau de chevaux apeurés, ils partent et reviennent en des picotements têtus et chevauchent le temps en des battements de vague de la mer qui respire en rappel...

*** 

Extrait 2: page 9

Dans le noir, dans la nuit, quand les ombres se révèlent muettes, coincées dans le couloir des angles… là où la lumière se tue, nos râles se côtoient en aveugles 

Dans le bal des miroirs muets qui le veut le saura sans doute Sans aucun doute Qui l’aura voulu le voudra bien 

Et le monde s’en ira lentement Amen si c’est ce que réclame Legba* Sans nul doute il me pardonnera Je suis un de ses fils Et il n’a que mes frères, mes sœurs et moi, mes neveux et nièces, ma mère et ma fille, comme héritage à léguer aux autres Lui qui aimait tant les autres… 

Dans le noir il faut se comporter comme dans la jungle Agripper les branches des ténèbres avant de récolter nos ombres de chimpanzés fatigués dans la nuit… Le monde n’a aucune science sur le monde.

Dans le noir Il faut agir en félin jusqu’à pousser le vent, les arbres et les hommes, le soleil et la lune, le jour comme la nuit, toute la terre entière, hors du silence…

(Hommage à mon grand père décédé en décembre dernier, Papa, je t'aime).

***
Extrait 3: Chapitre 7, page 37


Nos seize ans
 
Démosthène, prends cette tasse, bois un coup, fais quelque chose. 
On ne t’a jamais dit que les plaintes ne guérissent pas les douleurs 
Démosthène, relève la tête, inutile de faire cette tête-là.
La mauvaise mine ne rend pas plus frais le visage.
Démosthène, dépose les armes, déshabille-toi, pose ton oreiller au sol 
Dors un bon coup… 
Et si tu rêves ce soir, tâche d’être celui qui tend la main pour sortir une âme du trou noir de la nuit. 


*** 
Note: Pour vous procurer ce livre, c'est très simple!

"L'Arbre musicien (du combattant)", par Ernst Alcéus.

1- www.monpetitediteur.com/nouveautés/nouvelles/Ernst Alcéus/L'Arbre musicien.
2- En librairie (ex: La Galerne au Havre).
3- FNAC, Apple Store, Amazonkindle, le site Internet d'Immatériel(Librairie/Nouveautés/L'Arbre musicien)...


 Bonne lecture à vous!

©Tous droits Réservés/Monpetitediteur & Ernst Alcéus/Octobre 2015/France.

lundi 12 octobre 2015

POETIQUE



Trente sixième parution.
"Poétique"
# 36, octobre 2015, Le Havre, France.
Photos: C.L.M
Éditorial: E.A
Réalisation: C.L.M & E.A

Dans ce numéro: Photos, C.L.M/Éditorial: "l'envers d'un monde" de E.A et quatre extraits d'"Entrelacs" et "Pile ou face, in Portraits de lune".
 

©Photo: C.L.M



Éditorial

L'envers d'un monde...

Dans le monde de la poésie, il n'existe nul rang chez les poètes. Et la poésie, elle, brûle toujours autant que l'amour d'une femme. Ce n'est ni le poète, ni la poésie qui font la différence...mais, la sensation qu'une telle création sait provoquer chez nous... nuances infinies de brûlures nébuleuses et heureuses confiées à des âmes têtues. 


Je ne suis pas un poète du rien, encore moins  un poète du tout...je navigue sur les côtés, toujours à l'affût de la quintessence de la sensation...Les poètes et leurs poésies damnées s'invitent souvent à la plus haute sphère de l'âme humaine: là où l'amour fredonnant sa douce et tendre mélodie fait la pluie et le beau temps...nostalgie fragile, nostalgie rieuse et regrettable.

Les poètes ne savent pas regretter...tout ce qui les anime ne se résume qu'à cette quête constante de cet autre qui les habite et qui croit pouvoir ramoner le ciel afin de récolter quelque part quelque temps quelque épis de bonheur. 


Durent comme le fer et parlent souvent d'amour les poètes...

" ...tellement de rêves sont nos réalités...nous aspirons à vivre comme nous aspirons à mourir...avant de rentrer têtes-baissées dans nos poèmes hantés. Le ciel ne se chavire pas dans nos têtes; mais, il demeure toujours aussi orgueilleux. Combien de ronds faudrait-il dessiner sur les nuages afin de pousser le monde à voir le monde? Enfin, que faut-il faire pour provoquer cet électrochoc vital capable de faire entendre les battements du chaos qui se planque dans nos entourages..."?

Les poètes rusent souvent la vie de poèmes pour la séduire. Bohème, la poésie...bohème amoureuse de ce promeneur étrange, futé et défiguré, s'entrainant à rire des murs...petit fou furieux. Bohème joyeuse la vie qui se couvre de poésie. Bohème amoureuse d'un poète; gracieuse se révèle la vie de bohème et de poésie.

E.A pour ruedesrumeurs.



©Photo: C.L.M


                                                     ***
 ...trop de cris livrés aux mains de l'espérance, et un ciel qui se pique les veines...aveuglés, les chasseurs de lumière...tourmentés les rêveurs...souffle, sorcier nourricier...souffle tambour déphasé la veille pour déranger l'hymne aiguisé et cérémonieux de la mort qui ricane...à mort la mort! une fois de plus...tous ces hommes qui marchent n'espèrent qu'une chose: qu'elle se montre la vie...

                                                         ***

...du chaos engrossé de force, je ferai une mèche à ma bougie à flamme venimeuse...elle ne brillera que dans le noir et dévoilera mon ombre en plein sommeil...du chaos qui me tourne en rond, je ferai un porte-voix pour tromper la mort...elle ne saura quoi faire d'une âme qui la désire mais qui refuse de se soumettre...le ciel est trop grand pour le monde et le monde trop pauvre pour s'offrir le ciel...la chance se camoufle dans la nature sous toutes les formes...

(deux extraits d'Entrelacs, E.A)
 

                                                   ***
Affaire personnelle

du feu qui coule du bout de tes seins
et de la chaleur qui encombre tes pores
j'en fais mon affaire

avec les éclats de ton souffle
j'allumerai un feu de camp en plein jour,
j'en fais la promesse!

je ne rêve pas
ne rêves pas
laisse-moi boire ton corps
tel un ruisseau assoiffé accoure à la rivière

du feu qui coule du bout de tes seins
et l'abandon de ton corps ce soldat désabusé
j'en fais une affaire personnelle. 


                                                  ***


J'ai rêvé de toi

j'ai rêvé de nous hier soir
nous étions dans un mauvais jour
il pleuvait dehors ainsi que dans nos pores
et nous nous amusions à nous enlacer
avant l'arrivée du feu de chair

j'ai rêvé de toi hier soir
j'avais ma bouche amarrée
quelque part entre tes seins et tes hanches
j'avais ta peau dans les yeux
et nos mains mimaient une contredanse débridée

as-tu rêvé de moi hier soir?
avais-je ta peau dans mes yeux?
ai-je eu mes lèvres au creux de tes seins?
nos mains, étaient-elles aussi heureuses
comme au moment de nos étreintes sans borne?
 

j'ai rêvé de toi hier soir 
j'ai rêvé que tu rêvais de nous. 

(deux extraits de "Pile ou face, in portraits de lune, E.A).






© Tous droits réservés, ruedesrumeurs, C.L.M & E.A/ Le Havre, France, octobre 2015.

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