dimanche 15 février 2015

MARIANA, MON ANGE!



EDITORIAL

Extraits de: Portraits de lune & l'Arbre musicien, E.A.
Trentième parution
©Dessin et photo: C.L.M
no: 30, Le Havre, France/février 2015.
Réalisation: E.A et C.L.M


Mariana, mon ange !

Mariana mon ange, comme tu es malhonnête. Malgré tout, je me dévoue corps et âme à me faire piquer au vif par l’aiguille de la vie afin de recoudre ton ciel déchiré. Mariana, pourquoi dérobes-tu toutes ces étoiles mortes ? Depuis ma brûlure, ma peau ravive mes peines en rendant brillantes les cicatrices que tu m’as fait porter.  Mariana, un peu d’indulgence.

© Portraits de lune (E.A)

©Dessin et Photo: C.L.M



Nous combattons tous pour une seule et même cause : l’histoire et l’éternité, à chaque fois que nous songeons à vivre. Quel homme ne songe pas à l’éternité? Quel homme ne songe pas à l’histoire? Notre cœur murmure en nous pour nous garder en vie, pendant que la vie nous assèche à coup de rides; la fragile comédie; nous prenons rarement le temps d’écouter notre cœur battre en nous, comme nous aimons le faire pour le monde qui nous entoure. L’histoire a déjà débuté. Le premier cri du petit soldat est sa première parole.

Qui est cet homme qui prétend ne pas vouloir se retrouver en plein cœur  de l’histoire ? D’ailleurs, nous y sommes tous et nous y avons tous droit. Alors, pourquoi pas moi. Pourquoi pas vous, pourquoi pas eux. Je suis un petit soldat de la vie. Je le revendique pleinement.

Je ne connais aucun dieu qui ne ressemble pas aux hommes, ni aucun homme que les dieux ne dépassent pas en grandeur. Je ne connais aucun homme qui n’espère pas qu’un jour, quand on aura à invoquer une divinité humaine, il ne soit pas celui que la foule attendra de voir se retourner. Que celui ou celle qui ne rêve pas ainsi, ne souhaite pas ainsi, ne pense pas ainsi, que celui-ci se taise. Qu’il arrête de se lamenter sur son sort.

Car, le sort d’un homme est facile à savoir. Vivre ou mourir. Et l’histoire qui note et dénote les tons, les teints, les soupirs, les murmures…alors, le sort de tout homme est de vivre puis de mourir.

Un dieu ou un fou ressemble à un amoureux. Quand on aime, on ne vole pas, on plane; quand on aime on n’est pas aveugle, mais imprudent; quand on aime, on se perd dans la vie comme dans un grand rêve. On se retrouve sur un banc de nuages qui se figent  sous nos pieds, nous servant en même temps d’assise. C’en est assez pour que l’univers tout entier perde notre trace. Et dans ce rêve qu’est la vie, nous avançons aux confins du soleil et de la terre, bravant les vagues comme des dieux de la mer, volant dans l’air comme des mangeurs de souffle…la tête dans les mots.

Et dans ce rêve, la vie brûle au plus profond de notre être ; ce souffle qui bat en nous est le seul véritable amour que notre âme nous reconnaît; nous révélons en nous des ogres qui mangent la lune comme des loups garous épris d’une grande faim.  Faim de loup. Et les étoiles ne recèlent qu’un jeu de billes, où chacun de nous tente d’être le dernier dans le trou. A ce moment-là, nous nous amusons comme des petits  fous; nous devenons des petits soldats amoureux.


L’amour est un jeu d’enfant. Un jeu pour nous tous. Une distraction qui nous condamne à violer toutes les règles que nous avions apprises et que nous avons pris le soin d’observer scrupuleusement, en devenant invincibles…N’avez-vous jamais aimé ou ressenti d’être aimé,  à croire qu’en pensant très fort à n’importe quelle chose sur terre, vous pourriez, par la seule force de l’amour, lui insuffler  sens, souffle et vie. Seul l’amour est capable de procurer une telle sensation et une telle émotion. A ce moment de l’histoire de notre vie, seuls les monstres et les dieux rivalisent avec nous.

.....


La vie est une prière à faire en silence".  



                           ©  Extrait de: l'Arbre musicien", écrit par E.A
          France/Haïti/2014/2015.


    © Tous droits réservés, E.A/l'Arbre musicien et                                    portraits de lunes 
( manuscrits en écriture)/Dessin & photo: C.L.M.



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