mardi 30 septembre 2014

Pour le monde qui change




Dans ce numéro: 

Vingt huitième parution
"Pour le monde qui change"
Dessin et Photo: C.L.M
Editorial: E.A
et (...).
No: 28, Le Havre, France/Septembre 2014
Réalisation: C.L.M & E.A.





©Dessin et photo: C.L.M

                            
« La vieillesse est notre quotidien, seule la jeunesse peut sommeiller en nous ».
C.L.M
(...)


Calligraphe de lacs
Panthéon de mon âme
Souffle de tambour
Et le bal commence

                                             La nuit arrive essoufflée
                                             Le jour la suit à la trace…
les bambins se préparent 
fougueux  comme le jour
dans les couloirs du temps
passe-passe et tour de main
le temps passe... 

                                          Oh! Temps qui trace,
                                         apprends-tu à l'enfant comment farfouiller...?

les vieux racontent l'histoire 
d'une jeunesse qui passe...
Les jours se perdent
avant de se renouveler 
                                           
                               Dent de lait
                              mal de chien



***

Editorial

Pour le vent qui flâne l’arbre se veut un refuge et pour l’oiseau qui plane l’air se révèle une mer de nuages. Pour le labeur l’homme se donne en sacrifice, et pour la force la faiblesse  une mante religieuse. Pour la nuit le jour s’exalte comme une pucelle ce corps de soleil que les yeux mangeront avec hantise…pour l’Histoire le temps écrit et pour elle les êtres fabulent…jeu de jour et de nuit…Pour le cœur qui bat la chamade le souffle galope…pour un puits la soif mord à l’os…l’enfant qui dort est vieux comme le monde…eh ! Mon vieux, la roue que tu vois là : ce sont les ailes de l’avion qui pavane dans l’air…Granchire* déchiré, envolé, la roue l’entaille d’une embrassade en l'incitant à prendre son envol…et comme un oiseau, pour lui aussi, l’air ressemble à une mer de nuages…

Pour le labeur l’homme travaille…seul maître à bord, le pilote de l’avion…pour ce dernier, le pisteur devient si précieux, sinon indispensable...il représente ses yeux, ses ailes, sa sentinelle.
-         comment vas-tu mon ami ?
-         heureux de préparer tes ailes…
-         Heureux, celui qui connaît un réparateur comme je te vois…
-         Pauvre flatteur…
-         Non, flatteur, ça ira !

Le pisteur gesticule et se fatigue avant de transformer son ami conducteur d’oiseaux motorisés en aigle royal, comme à chaque jour…l’histoire commence ici. Ils se sont rendu compte d’une chose essentielle : l’un ne va pas sans l’autre. L’avion avant de s'envoler marche sur la piste comme un enfant qui se tente à la parade avant la fugue…Partir loin, loin, déployer ses propres ailerons, traîner en route comme une rivière scintille à la tendresse du soleil, dans les rondeurs d’une colline…
-         La faiblesse, la mante religieuse, n’est-ce pas ?

Le temps, serviteur de l’histoire, s’incline devant les caprices et la soif d’un enfant, vieux comme le monde…la vie est le labeur à l’enfant…
-         Ah ! Cet enfant…

Reprendre les grimaces du monde ne mène pas loin...ça ne traîne pas haut...pas si haut que ça! il n'y a qu'à l'aile de l'oiseau que le vent conte le secret de l'aventure: une comptine naturelle, à coup de blouffff, vroufffff, wouuhhhh, poufff...ouf!!!

L'avion qui brave l'air n'est qu'un chien, avec des ailes, qui gueule à gorge déployée...il jappe le chien...! Il suit les hommes au bout de la terre...

Pour le monde qui change, l'amour s'éveille...et pour l'amour qui s'éveille l'homme et l'enfant combattent...

E.A/Ruedesrumeurs.




© Tous droits réservés/ruedesrumeurs/Septembre 2014/C.L.M & E.A                                         

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* Granchire: Opulence...
















dimanche 7 septembre 2014

Les mots




Dans ce numéro:

Vingt septième parution
"Les mots"
Dessin et Photo: C.L.M
Le petit vagabond & poème
(extraits de: Chronique de l'évasion de E.A)
No: 27, Le Havre, France
Réalisation: C.L.M & E.A



© Dessin et photo: C.L.M

  Editorial

"Les mots"


Noir et blanc. Bleu et rouge. Jouer. Perdre. Gagner. Vie. Azur. Horizon. Vague. Mort. Elan. Ribambelle. Rêves…j’ai le mot sur le bout de la langue. Cela travaille. Cela monte au cerveau. Cela tracasse. Zut ! c’est reparti. Il faut chercher et chercher encore. Les mots sont des chrysalides. Les hommes, une métamorphose. Peut-être pas. Peut-être si. Enfin.  Les mots se révèlent une conjugaison éternelle. 

Ils sont des meneurs de silences; ils déciment les bourreaux. Ils liment des barreaux pour libérer des innocents. Ils créent des clans: des frères et sœurs, des ennemies et amis. Les mots sont des guérisseurs. Ils engendrent de la parole un papillon de nuit, qui se réveille au premier cri du soleil qui se lève avec le chant et l'orgueil du coq. 

Au sud comme au nord, les mots voyagent d’est en ouest, à l'aube jusqu'au crépuscule. Les mots se révèlent être les plus fidèles serviteurs qui aident à l’embellissement de la vie. Eux seuls sont capables de décrire les sentiments et les émotions même d’un ciel gris. Parfois, les mots écrivent les histoires de toute une vie.

(....)

E.A/Ruedesrumeurs.

***


Le petit vagabond

Je suis 
ce petit vagabond
qui pourrait échanger la lune
pour quatre sous
croyant offrir
un cœur
au ciel

je suis
ce petit vagabond
qui rivalise
d’imagination
dans un corridor
où l’on joue à l’amour
comme on joue
 à cache-cache

La nuit
dans mes rêves
je deviens ce petit veinard
qui détient
les secrets
pour changer les ampoules
des étoiles

Le jour
mon cœur
traîne mon âme
comme une main
sur un tambour
emporte
le corps à la transe
danse
souffle extasié
danse petit vagabond
danse


***

Poème

Écris moi des mots
dans le ciel
et tu seras mon maître
Toi
souffle qui peuple
nos rêves de murmures.







Extraits de: Chronique de l'évasion/
Poésie-en écriture-/©E.A





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/leHavre/Septembre 2014. 



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