dimanche 30 juin 2013

PORTRAIT: Bastia GUERCHANG: Un artiste, une voix, un engagement affiché et assumé...

SEIZIÈME PARUTION
Réalisation: E.A & C.L.M
Portrait
Bastia Guerchang: Un artiste, une  voix et un engagement  affiché et assumé.
Numéro16. Le Havre 29 Juin 2013.

Dans ce numéro: (Portrait: Bastia Guerchang: Un artiste, une voix et un engagement affiché et assumé, Photos de SAMBARASTA/B.G)

Goumen pou libete se aksyon ki pi enpotan yon moun te ka poze nan lavi w".

Se battre pour la liberté est la plus grande décision dans la vie d'un Homme ou d'une femme". 


© Photo : SAMBASRATA/Bastia Guerchang







Portrait

 Bastia Guerchang : Un artiste, une voix, un engagement affiché et assumé.

Nous avons l’honneur et le plaisir de vous présenter un artiste qui trace un  portrait dont il est l’artisan. Il n’existe pas d’artiste sans conviction. La preuve, Bastia Guerchang alias SAMBARASTA chante pour lui et les autres, assume son origine et revendique sa mission ; comme tout artiste ayant une conviction, dénoncer les injustices, les mépris, partager sa vision sur le monde qui l’entoure. Laissons-le nous guider sur son parcours. 
Ruedesrumeurs.

SAMBARASTA : Je suis Guerchang  BASTIA,  originaire de la ville de Hinche en Haïti.  J’ai fait mes études classiques à Hinche et  à Port-au-Prince.  Puis, j’ai intégré le département de sociologie, après mes études classiques, à la Faculté des Sciences Humaines (FASCH).

SAMBARASTA
Famille et Musique, le lien :

Je suis le benjamin d’une famille de 8 enfants. Ma première rencontre avec la musique a été le travail de ma famille, particulièrement, mon père qui est un grand mélomane. Je m’en souviens il avait un radio woutcho faisant de la musique à longueur de journée. Ce qui m’a vite donné une passion pour la musique. En écoutant l’Orchestre Tropicana d’Haïti, l’orchestre Senptentrional, Tabou Combo, Méridional des Cayes, Missile 725 de Larose, Magnum Band, Les ambassadeurs, Ti manno etc…. dont je connais les morceaux par cœur, cela a augmenté l’amour que j’avais pour la musique.

SAMBARASTA :
Première initiative musicale.

 Mon premier pas réel dans la musique remonte à l’année 1998 avec la création du groupe « Brother’s ».  Création de quelques amis comme Events Exil, Wedens Chatelain, Eliodor Wancique, Jamson Orzil et Jonas Pierre et moi. Tous fans d’Original Rap Staff, nous avons pris l’initiative de mettre sur pied un petit groupe musical que nous appelons Brother’s Rap Staff imitant le nom de Brothers Posse (autre groupe musical en Haïti). Cette initiative n’a pas fait long feu. Car, à  cette époque, nous étions tous des enfants et nous ne pouvions pas sortir librement ; on ne pouvait même pas aller répéter chez un ami. Mes parents sont de style traditionnel ce qui signifie qu’ils ne voulaient pas que je fasse de la musique. Mais l’échec de cette tentative ne m’a pas empêché de caresser mes idées musicales.  Parfois je fais des interprétations dans des espaces mais toujours en cachette afin que mes parents ne me découvrent. A l’école, au lycée, on faisait de la musique aux heures libres mais de façon informelle ; on interprétait des musiques qui étaient d’actualité et toute la classe nous acceptait.


© Photo: SAMBARASTA/B.G








SAMBARASTA
Univers musical et belles rencontres :

          Mes engagements scolaires ainsi que les contraintes familiales ne m’ont pas empêchés de monter un projet musical réel. Mais l’idée était toujours là. Et aujourd’hui encore, je continue d’interpréter plein d’artistes comme :  Gazzman Couleur, Alan Cave, Charles Aznavour, Francis Cabrel, Michel Sardou, Ansy Derose, Top Adlerman etc… Tout va sérieusement commencer quand je suis en Philo au lycée « Horatius Laventure » de Delmas 31. J’ai fait la rencontre des gens qui venaient dans une organisation de jeunes. Parmi ces hommes, il y avait un qui allait influencer profondément mes projets artistiques. Il s’appelle maestro Djonkensi Delvard dit  10-20-20 (son nom d’artiste). Il a étudié la musique à l’ENARTS (Ecole Nationale des Arts, en Haiti).

Depuis notre première rencontre, on s’était rendu compte qu’on allait devenir des amis. Et depuis lors, 10-20-20 et moi, nous sommes devenus de bons amis. Il m’a invité à travailler avec lui sur son premier album et c’est à ce moment là que j’ai découvert alors quelques secrets de la musique professionnelle. On a fait du bon travail entre temps. Je ne cesse d’apprendre. Il avait un ami qui participait à un concours de musique, c’était le concours de « Soleil sound système ». Il m’a invité à chanter dans son morceau et c’était mon tout premier  pas en studio.

 Et après avoir fini de chanter la musique, il m’a dit :

« Tu sais quoi ? Tu peux devenir un grand chanteur. Tu dois travailler pour ça ; mais tu as du talent pour devenir chanteur ».
Ca m’a étonné de voir un si grand maestro qui a dirigé plein de belles Chorales d’église me faire une telle remarque. Cela m’a tout de suite motivé.

SAMBARASTA
Premier projet et engagement affiché et assumé :

Entretemps, il m’a donné des cours de musique et nous avons travaillé les techniques vocales. C’est dans cette dynamique qu’en 2012, j’ai sorti ma première musique qui s’intitulait RÈV YON CHOMÈ (disponible sur Youtube). Apres Rèv yon Chomè que beaucoup de gens semblaient apprécier, j’ai voyagé à Cuba ; ce pays m’a permis de prendre réellement conscience du mouvement pour la libération des cinq (5) cubains illégalement emprisonnés aux Etats-Unis.
De retour de Cuba j’ai fait la musique, sur les 5, qui s’intitule LIBERTAD PARA LOS CINCO. Et, en 2013,  je fais AYITI DEKOLE qui est une contre propagande par rapport au pouvoir en place qui manipule la population en leur faisant croire que le pays est mieux aujourd‘hui. Puis, il y a quelques semaines, je viens de sortir un nouveau morceau titré : AU SECOURS ! Un morceau sur le réchauffement climatique.


©Photo: SAMBARASTA/B.G








SAMBARASTA



Perspectives :





Maintenant je travaille sur mon album, les musiques sont déjà écrites ainsi que les textes. Donc je cherche du support pour pouvoir sortir l’album. 

SAMBARASTA





Appel :

Si quelqu’un souhaite me contacter, il peut m’écrire sur guerchangbastia@yahoo.fr , guerchangatis@yahoo.fr  sur facebook Bastia Guerchang et Guerchang Atis.  On peut m’appeler sur ces numéros : (509)3114-9678/ (509) 3851-9296 et (509) 3212-9884.  
Nous disons un grand merci à Bastia GUERCHANG dit SAMBARASTA pour nous avoir guidé tout au long de son parcours artistique.

Un Grand merci à : C.L.M/E.A/Bastia Guerchang (SAMBARASTA) et John Vanyan.

Ruedesrumeurs.

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© Tous Droits Réservés












































































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samedi 22 juin 2013

Invitation: Spectacle à Rue des Rumeurs!


Numéro Spécial
Invitation: Spectacle à Rue des rumeurs.
Quinzième Parution
22 Juin 2013, Le Havre.
Réalisation: E.A et C.L.M

Dans ce numéro spécial (Affiche, "Les Pestac Chieuses & Guys, BADIN BOUM, une comédie de Clément DELAHAYES, Ô Petit Spectacle, Chonnique d'avant représentation (ruedesrumeurs), Galerie Photos: Avant Goût, C.L.M). 


Affiche: Ô Petit Pestacle/Pestac Chieuses & Guys/Badin Boum






Chronique d'avant représentation.











Au petit Pestacle, grande portée.


                Comme un enfant et sa maladresse pure pouvait reprendre, en se faisant passer pour un grand, la troupe s'appelle Ô petit Pestacle. Il faut de l'imagination pour être un enfant.  Ainsi sonne le nom, dans toutes les têtes qui sont déjà venues les voir, de cette charmante et inventive troupe de familles et de potes, des gens qui débordent d'imagination et du sens du mot Partage.  La plus récente  preuve sont les  trois remarquables représentations de la célèbre émission  américaine des années "70", Le Corny Collins Show et l'élection de la Miss  "Hairspray", avec une bande de comédiennes et de comédiens, les unes et les uns plus âgés (es)  que les autres, agissant avec une étonnante manière de voir ou revoir les choses. Mais belle et sincère.

Quand la troupe Ô Petit Pestacle s'attaque à une œuvre comme " Hairspray", il faut seulement trois jours pour transformer la salle de spectacle d'Harfleur " La Forge", en Baltimore des années 70 et l'histoire noir et blanc qui se déroulait aux USA à la télévision à cette même époque.


Ô petit Pestacle, pour parler d'eux, les preuves s'accumulent à mesure que les années passent. La plus récente est cette comédie musicale américaine que la troupe a revisitée dans un imaginaire théâtral et musical. Durant ces trois représentations, nous avons pu redonner du sens au mot équipe. L'équipe d'Ô Petit Pestacle nous a fait applaudir, chanter dans nos têtes et elle nous a poussé à garder, quand il le fallait, le silence devant l'émotion particulière que dégageait chacun des tableaux qu'elle nous a offerts.

Nous voici aujourd'hui, sans passer par quatre chemins, contents de vous faire une belle invitation.  Cette foi-ci, la comédie est signée Clément DELAHAYES. Nous sommes partis les voir une fois et nous voici accros à toutes leurs représentations. Nous vous en dirons un peu plus après cette réunion de Famille, "Un Badin Boum" des Pestac Chieuses & Guys, orchestré par Clément DELAHAYES.

En attendant nous vous donnons rendez-vous  au Cochon qui Swingue, 64 rue Massillon au Havre, le 28 juin (20h), le 29 juin (17h et 20h) et le 30 juin (15h et 17h).

Bon Pestacle à vous !


Galerie Photos: Avant goût!

















Bonne visite!




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Juin 2013.


© E.A (ewabongolo) &
C.L.M/Ruedesrumeurs juin 2013.
























vendredi 14 juin 2013

Atelier Normand


Dans ce numéro (Dessin et Photo: "Atelier Normand" de C.L.M, Editorial "La conscience d'un rêve" de E.A pour Ruedesrumeurs, Textes: Sommeil et (..) de Walter et Mathilde Jenbach, père et fille & Le Constat de E.A).


Numéro 14. Le Havre, 14 Juin 2013.
  

© Crédits Dessin et Photo: C.L.M



Editorial: La conscience d'un rêve.

Dans la mémoire un cailloux magique.
Mais un cailloux ça ne pousse pas
Pourquoi tiens-tu tant à le planter ?

-          Du con, parce qu’il est magique.
-      Parce que maintenant  Monsieur habite une demeure enchantée.
                           « Monsieur se poudre de tours ».

- Je suis un homme, ça me suffit.
- Et alors ! Un homme ça peut tomber très bas, tu le sais ça.
- Ha  bon ! Pour m’étonner ainsi je dois être sûrement con ».

                       « Pas dans la tête, mais tout  haut ».

-       Non tu n’es pas un con tu évites de le devenir.
-       Si tu le dis, tu as l’air si sûr de toi.

Qui sait tout ce qu’on peut faire avec un petit cailloux. En plus magique.
Imaginez maintenant le monde planté de cailloux magiques, comme le nôtre, et qu‘ensemble nous pouvions construire un grand dôme dans l’espoir de nous protéger d’une pluie de visites d’ailleurs. Imaginez que nous arrivions à survive dans un tel rêve ; et que l’on arrivait à faire des vœux qui nous rassemblent. Le bonheur.

-       Tu viens de trébucher sur un nuage, je crois. C’est un peu tard pour rêver ainsi.
-       Tais-toi!


Mon sommeil






Mon rêve était trop beau, trop simple, trop irréaliste.


On me réveille souvent, en sursaut, même si dans le fond,
 je sais que je ne dors pas.

Je me retrouve sur le bord du lit, quoi faire?
M'allonger et reprendre ce film fictif que je me suis inventé,

Où me lever et enfin vivre ma vie.

Dans mes songes, la vie y est plus facile, plus normale à mes yeux, 
moins fatigante.

Il y a des cauchemars qui ne me font même pas peur.

En restant ainsi, entre rêve et réalité, mensonge et vérité.

La vie pourrait m’être retirée.

Cela m’effraie, pourtant ma tête est attirée par ces rêves,

Mon cœur veut la réveiller, mais il n'y arrive pas.

Je dois m'efforcer de me réveiller,
 laisser ma réalité à ma vie.

Mais Nounours, Nicolas, pimprenelle et les autres.

Ces marchands de sable m'ont attirés dans leurs filets,

leurs pièges à loup, leurs attrapes couillons.

Comme un narcissique cherchant un miroir,

je suis attiré par ce sable, ce sable en vente libre,

dans presque tous les magasins de ce pays.

Pour pouvoir enfin rêver et quitter ma réalité.

Pourquoi fuis-je?
De quoi ai-je peur?

Moi même je me pose cette question, qui hante ma vérité.

Mon rêve est ma vie, ma réalité est un songe.

Quand vais-je dissocier les deux?

Ne serait ce pour les miens, pour ma Nona qui arrive d'un instant à l'autre.

Je ne peux profiter d'eux dans cet état,

un jour réalité, un jour rêve.

Je consulte des désensableurs qui pourront retirer cette substance de ma tête.

Qui j'espère feront de ma réalité, des rêves et puis de mes rêves une réalité.
Un dormeur qui doit se réveiller.

Réveille toi  l'ami, lève toi et vis ta vie pleinement.

Walter Jenbach.
(...)

Viens avec moi au pays des rêves
On va bien rigoler

Le soleil se couche et la lune se lève

Regarde les étoiles briller
Mais dans ce monde tu peux faire ce que tu veux
Même l’inimaginable

Car là-bas tout est merveilleux

Rien n'est désagréable
Et demain matin quand tu te réveilleras

Je serai à tes côtés

Puis, peut-être que tu me diras
 ce qu'il y a dans cet endroit enchanté
Allez bébé regarde tes yeux

Regarde comme ils ont sommeil

Si tu dormais ce serait beaucoup mieux

Vite envole toi comme les abeilles
Élève-toi très haut dans le ciel 
imite les à un détail près

Ne va pas collecter le miel

mais plutôt tes souvenirs des vrais moments
Les moments de ta journée

Ceux que tu as préférés

Pour pouvoir te fabriquer

Des rêves que tu vas aimer.

Mathilde  Jenbach 

Dans nos cœurs un seul Constat :
La mauvaise humeur de la grande bleue
Emporte sûrement avec elle dans sa tremblante colère
Quelques âmes de pêcheurs
Au fond de la tempête.
Un homme qui piétine la terre
Doit être sûrement debout. Je vous l’assure.
 Ne tournons pas autour du  pot.
Nous avons un repas à prendre, prenons le et partons.
Pour aller où,
Avions-nous été conviés à la dernière concertation sur le nom qu’on donnera
A Pluton quand on l’aura habitée.
Non, à ce que mémoire me rappelle.
Si nous livrons bataille autant au temps
Nous devons avoir nos raisons.
De quoi parlons nous ?
Toutes les lampes crèvent le voile de la nuit
A chaque bougie, à chacune de nos prières,
Alors et alors, elle est blessée qu’est-ce qu’on y peut nous
Le monde ne traine pas que dans le jour.

E.A, Ewabongolo, Le Havre 12juin 2013.


Ruedesrumeurs.






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Merci à Walter et Mathilde Jenbach 
© Mon sommeil et (...) Sans titre).Retrouvez-nous sur Facebook/Rue des rumeurs.

© E.A (ewabongolo) & C.L.M/Ruedesrumeurs juin 2013.